Un pacte d'associés se signe dans l'enthousiasme d'une création ou d'une levée de fonds. Il se relit dans la tension, le jour où les associés ne sont plus d'accord. Quelques clauses bien rédigées font toute la différence entre un désaccord qui se règle en quelques semaines et un conflit qui paralyse la société pendant des années.

La clause de médiation préalable

Elle oblige les associés à tenter une médiation avant toute action en justice. La Cour de cassation juge depuis longtemps qu'une telle clause est valable et que l'action engagée sans l'avoir respectée est irrecevable. C'est un filet de sécurité simple : elle force un temps de dialogue encadré au moment où chacun serait tenté de passer en force.

Pour être efficace, elle doit préciser :

Les clauses anti-blocage

Quand le capital est réparti à parts égales, ou quand un investisseur dispose d'un veto, le risque de blocage est structurel. Plusieurs mécanismes existent :

Les clauses de sortie

Les erreurs fréquentes

Un bon pacte ne supprime pas les désaccords. Il organise la manière d'en sortir.

Le regard d'une médiatrice

La plupart des conflits d'associés que je rencontre auraient pu être désamorcés par une clause de médiation et une formule de valorisation claire. Ces deux clauses coûtent quelques lignes au moment de la signature. Leur absence coûte souvent des mois et des honoraires.

Cette page présente des principes généraux et ne constitue pas un conseil juridique. La rédaction d'un pacte doit être confiée à un avocat.

Pour aller plus loin